Un dossier qui s’éternise

 

Nous avions compris, dès les premiers entretiens avec notre conseil, que le sujet porté par notre recours sortait visiblement du lot d’affaires ordinaires dont peut quotidiennement traiter le tribunal administratif et que les juges prendraient sans aucun doute très consciencieusement connaissance de toutes les pièces sur le sujet éclairant un pan de notre histoire sarrasine avant de se prononcer.

Ce même conseil nous avait expliqué que la date de l’audience ne serait fixée qu’à une échéance longue, que la mise en l’état des dossiers devant le tribunal administratif n’intervenait qu’après que demandeur  et défendeurs aient échangé, par écrit,  sur leurs conclusions et après qu’un juge, estimant que toutes les argumentations étaient suffisamment développées, le dossier pouvait faire l’objet d’un audiencement.

Notre conseil nous avait annoncé dès le mois de février 2018, devant notre impatience à voir ce recours traité rapidement, que  l’audience consacrée à ce sujet pourrait n’être fixée  que pour la fin de l’année 2018 au plus tôt, vraisemblablement.

Nous nous attendions, compte tenu de l’impatience partagée par nous et manifestée par les défendeurs,  à ce que les conseils de notre mairie et de SIGH présentent très rapidement leurs mémoires respectifs ou conjoint afin de voir rapidement purgés cette situation et ce recours.

Nous avions repris contact en juin 2018 avec notre conseil, plus de 3 mois après le dépôt de notre recours,  pour faire un point sur le dossier et ce dernier nous avait alors répondu qu’à cette date les défendeurs n’avaient toujours pas déposé de premier mémoire et nous avait indiqué qu’il nous tiendrait bien sûr informé de tout changement de situation.

A ce jour (nous sommes mi-octobre 2018) nous ne sommes toujours pas destinataires des mémoires de nos contradicteurs ?

Nous allons reprendre attache avec notre conseil pour obtenir un nouvel avis sur la date prévisible d’audience pour ce dossier.

Pour mémoire et précisions sur le déroulé de la procédure voir notre précédent article : Comment se déroule un procès devant le tribunal administratif

Nous avions pu prendre connaissance  en ce début d’année des gesticulations médiatiques de notre Maire qui nous imputait en vrac la fermeture de classes des écoles, de retarder le projet par nos recours abusifs. Aujourd’hui nous découvrons que ces recours pourraient faire perdre les subventions attendues ? que le coût des fouilles obligatoires en vue de toute édification d’immeuble continue de grimper. On annonce aujourd’hui 700 000 euros.. On annonce que le coût des avocats pour la mairie a, tout à coup, été multiplié par 2 passant de 8 000 euros à 16 000 euros…

Et nous, petite association, nous attendons toujours que nous soit communiqué ce premier mémoire à désormais 16 000 euros..

Notre question était pourtant simple :  est-ce qu’une décision faisant référence à une valeur patrimoniale reconnue de tous sur le plan régional et national peut dans le même temps prévoir que l’on peut construire juste à côté. Pas à 1 km, pas à 500 mètres mais sur les restes mêmes du fossé du Castrum et sur le site du cimetière mérovingien sur lequel le bâtiment doit être construit ?

Nous restons très inquiets de l’absence totale de communication sur le projet de création du jardin ou parc public à Famars.

Nous nous demandons même si ce projet, présenté en ces seuls mots il y a près de deux ans par notre Maire lors des vœux, ne serait pas que de la poudre aux yeux pour nous faire avaler les constructions prévues d’immeubles à cet endroit.

Le protocole de préfiguration de valenciennes Métropole ne parle que de construction de logements et ne prévoit rien d’autre autour de l’implantation des logements.

En ce qui concerne les projets de redynamisation de centres bourgs, de nombreux sont déjà mis en œuvre. Il n’y av, sur ce sujet, aucune raison légitime à maintenir le secret absolu sur un projet portant sur l’aménagement d’un espace public. C’est pourtant le cas à Famars.

Après tout l’absence de subvention sur ce projet pourrait devenir l’argument phare pour renoncer à un projet qui n’aurait peut-être  existé que pour nous imposer un projet de construction d’immeuble au centre de Famars !

Oui nous sommes, comme eux, impatients que soit tranchée cette question.

Qu’attendent-ils donc pour produire leurs argumentaires ? Ils semblent repousser ainsi, pour des raisons que nous ne comprenons pas, la date de l’audience pourtant réclamée par eux mêmes.

Nous vous invitons à prendre connaissance du dernier article établi, sans même que le journaliste prenne la peine de contacter notre association.

Il aurait pu ainsi obtenir une information plus complète et enrichir ses propos d’éléments sur  la nature, le contenu et le déroulé de ce recours qui intéresse tous les sarrasins.

Nous ne lui tenons pas rigueur de ce manque d’impartialité et de professionnalisme dans un contexte de presse écrite difficile. Nous sommes quant à nous abonnés fidèles et référençons volontiers les articles mêmes s’ils sont pour nous incomplets, voire tendancieux. Peut-être demanderons-nous au journal à bénéficier du droit de réponse..

http://www.lavoixdunord.fr/467866/article/2018-10-12/la-fibre-arrive-le-monument-aux-morts-deplace-ca-bouge-au-village

Famars le 13  octobre 2018

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.