Nous vous alertons

NOUS VOUS ALERTONS

Pas de concertation publique possible à FAMARS

La notion de concertation publique semble totalement étrangère à Madame le Maire de Famars.

Rappel sur la notion : La concertation publique est une démarche visant à associer la population à une prise de décision publique. Cette procédure de plus en plus utilisée s’inscrit dans une tradition démocratique. Ces dernières années, la concertation publique s’est renforcée car, tout à la fois, elle légitime l’action publique, elle illustre la transparence de l’action des décideurs et maîtrise les oppositions frontales tout en adaptant le projet aux attentes des populations concernées.

Pour Madame Le Maire de FAMARS, la concertation publique se résume en fait à une information sur la décision publique. Elle confirme une fois de plus qu’elle informera les habitants de FAMARS de la décision prise par les représentants des collectivités et organismes techniques associés (commune de FAMARS, Communauté d’Agglomération, Architecte des Bâtiments de France (ABF), DRAC[i], SA du HAINAUT[ii],…) sur le projet initié et défendu par elle-même, sans publicité ni concertation avec ses administrés sarrasins.

Elle évite, depuis près de 6 mois désormais, de nous recevoir, et d’entendre notre argumentaire pour éviter tout amendement à un projet initial dont elle ne veut rien dévoiler.

Nous souhaitons lui faire part, à nouveau,  de notre volonté d’agrandir la place de FAMARS, avec pour corolaire de donner un espace mieux adapté aux manifestations qui s’y déroulent (Marché hebdomadaire, ducasse, brocante, …), de créer de nouvelles places de parking en centre-ville, d’ouvrir au public un espace vert dans ce même centre et poumon vert de FAMARS (ce n’est pas une nouveauté de circonstance, c’est inscrit dans l’objet de notre association).

Nous aussi, nous souhaiterions avoir l’avis de l’ABF sur le projet alternatif que nous proposons. Peut-être un échange constructif sur le sujet permettrait-il d’avancer ensemble vers un projet plus consensuel sans limiter l’intérêt de l’agrandissement de la place de FAMARS à une création de places parkings ?

Sur ce dernier point qui semble être le seul aspect qu’elle retient dans l’agrandissement de la place des Déportés, elle nous, et vous, informe, par voie de réponse à la presse : « moi, je suis anti-parking » ; c’est un a priori qui fait peu de cas des besoins en stationnement des habitants du centre bourg. Elle ajoute : « on ne va pas créer 50 places de parking pour le fun » !!! ; en réalité, « le fun » pour ses nombreux administrés qui ne disposent pas d’un garage ou d’un accès sur leur terrain privé, c’est la nécessité de se garer sur les places de stationnement public. Plutôt que cette phrase lapidaire que nous ne comprenons absolument pas, nous préférerions un argumentaire et une concertation sur ce problème de stationnement qui, pour celui qui le subit quotidiennement, altère fortement son « bien vivre à FAMARS » Et ce d’autant plus que le projet de 29 logements contribuerait à la saturation des places de parking public existantes.

Pour mémoire, nous rappelons que ni la Salle des Fêtes de FAMARS, ni l’Eglise, ne disposent de parkings spécifiques et que les participants aux réunions et cérémonies concourent à la saturation des places de parking public à disposition pour les riverains.

Elle  nous, et vous, informe maintenant que la SA du Hainaut rétrocède à la commune les 9000 m2 restant pour l’euro symbolique ; ce que nous avions parfaitement prévu dès septembre 2016, eu égard à la nature inconstructible de ce terrain pour ce promoteur immobilier et nous rendait légitime à tenter de construire un dialogue public sur l’utilisation par la commune de ce terrain. C’était une bonne nouvelle pour tous les sarrasins puisque nous pouvions désormais maîtriser le devenir de ce foncier non constructible.

Mais pour obtenir ces quelques bribes d’informations, comme celles diffusées dans le « Au fil des Jours » de Mars 2017, notre association a été contrainte d’avoir recours à la distribution d’une « note d’information toutes boites » à la population, puis  à la remise à la presse du peu d’infos à disposition pour obtenir de nouvelles miettes d’informations, faute de pouvoir obtenir un simple rendez-vous et quelques explications sur le projet qu’elle défend (Voix du Nord du 23/03/2017 et Observateur du Valenciennois du 24/03/2017).

Nous souhaitons vivement être invités à la réunion prévue le jeudi 30 mars 2017 avec la Communauté d’agglomération, l’ABF, la DRAC et le bailleur social. Mais seul un Maire, disposé à entendre nos propositions, pourrait nous convier car c’est lui qui maîtrise le projet final. Nous avons compris également que la maîtrise d’ouvrage serait confiée à la Communauté d’Agglomération qui assurerait l’essentiel du financement. Nous lui lançons donc également notre appel au dialogue.

Le projet initial aurait-il évolué ? Manifestement non, les 29 logements sont toujours au programme du bailleur social selon son chargé de communication (Voix du Nord du 23 mars 2017).

Notre association défend les intérêts communs de tous les sarrasins en refusant tout projet qui consisterait à interdire « définitivement » toute ouverture de ce que nous estimons être le poumon vert du centre du village.

Nous souhaitons avoir de l’information sur tout projet d’ouverture de cette zone protégée au public par la rue de l’Eglise qui nous apparaîtrait comme particulièrement dangereuse sur la plan de la sécurité publique et qui se ferait juste à proximité des rares vestiges encore apparents des fondations du castrum qui se situent sous le pignon du presbytère.

Nous attirons l’attention de nos élus sur les risques de saturation de la minuscule place publique dès lors que le bailleur social s’en tiendrait uniquement à  ce que prévoit la loi; c’est-à-dire, une place de parking par habitation.

Ceci doit en effet être mis en rapport avec les études et avis recueillis qui démontrent un besoin estimé entre 1,5 et 2,5 places de parking nécessaires par habitation dont le surplus trouverait refuge sur le reliquat des 22 places existantes.

Le bailleur et la commune ne peuvent s’exonérer de la nécessité d’examiner dans quelle mesure ces besoins pourront être satisfaits.

A ces risques de saturation permanente s’ajoutent les questions d’accès aux commerces locaux qui survivent grâce à l’accessibilité à leurs commerces de la clientèle de passage. La saturation des places de parking représente un réel danger pour leur pérennité.

Le président de l’association

TOUS EN PLACE

Patrick Descamps

IPNS                                                                                                                                    le 28 mars 2017

[i] DRAC Direction Régionale des Affaires Culturelles

[ii] SA HLM du Hainaut (future SIGH pour Société Immobilière du Grand Hainaut) qui est le bailleur social

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *