Lettre du 28 octobre 2016

 

En octobre 2016 après avoir reçu une information sur le projet de construction de 29 logements sur le terrain Giardina, nous avons souhaité alerter notre Maire en lui adressant les premiers éléments de notre réflexion et nos interrogations, voire inquiétudes  sur ce type d’aménagement et ses conséquences.

Voici le texte intégral du courrier que nous lui avons adressé par courrier puis par mail.

En guise de réponse un entretien par téléphone que nous avions également sollicité par lequel il nous était répondu qu’aucune information n’était disponible sur le sujet.

 

Association

TOUS EN PLACE

Siège : 78 rue Roger Salengro

59300 FAMARS

1 – Rappel concernant l’objet de l’association « Tous en Place »

o L’amélioration du cadre de vie environnemental et social de FAMARS

o L’agrandissement de la Place des Déportés

o L’ouverture de cette place publique sur un espace public préservé pour les générations futures (et pour les habitants actuels de FAMARS)

Nota : Cet « objet de l’association » a été redéfini suite aux conclusions établies à partir du résultat des fouilles archéologiques et donc au reclassement de la parcelle détenue par Mr DEREUX en terrain :

o Constructible pour la partie proche de la place des Déportés (environ 1/4 de la parcelle)

o NON constructible pour la partie arrière de la parcelle (environ 3/4 de la parcelle)

2 – Intérêts liés aux 3 objectifs de l’association

o Pourquoi « Amélioration du cadre de vie environnemental et social de FAMARS » ?

  •  En raison de l’existence de l’ancien « parc GIARDINA » mitoyen de la Place des Déportés et laissé à l’état de friche depuis près de 10 ans par son propriétaire actuel (Mr DEREUX)

o Pourquoi « Agrandissement de la Place des Déportés » (sur la partie avant de la friche DEREUX …) ?

  • Pour faciliter le déroulement et la sécurité des évènements ou manifestations qui y sont organisés régulièrement (marché) ou occasionnellement (ducasses, parcours du Coeur, Fête de la Musique, Paris/Roubaix, rassemblements divers…)
  • Pour accroître le nombre de places de parking de la place actuelle( 22) lesquelles sont occupées quotidiennement par :
  • Les voitures personnelles des riverains de la place qui ne disposent pas de places de parking personnelles (garage ou place privée). Les riverains concernés sont ceux de la place proprement dite, mais aussi ceux de la rue Salengro, de la rue de l’église et du pourtour de l’église, ainsi que ceux des ruelles débouchant sur la rue Salengro.
  • Les voitures des visiteurs des riverains de la place.
  • Les véhicules professionnels de certains riverains de la place
  • Les véhicules des clients des commerçants riverains (café de la place, Kébab, pizzéria et surtout Friterie).
  • Des véhicules de passage qui utilisent la place de FAMARS comme stationnement de covoiturage sécuritaire
  • Très régulièrement (et avec l’apport de très nombreux véhicules qui s’ajoutent aux véhicules précédents) par les participants aux manifestations en liaison avec :
  • Le marché, les ducasses et les évènements divers,
  • L’église (messes, mariages, enterrements, …),
  • La salle des fêtes (réunions, mariages, lotos, …)

o Pourquoi « ouverture de la place publique sur un espace public» (sur la partie arrière de la friche DEREUX ) ?

  • Pour permettre aux habitants de FAMARS de bénéficier d’un lieu de promenade arboré et naturel au centre du village,
  • Pour donner une utilité à cette parcelle NON constructible qui, sans cet objet, resterait à l’état de friche comme c’est le cas actuellement, avec les risques associés : dangerosité des arbres non élagués, végétation sauvage, espace ouvert à toutes intrusions (lieu de « fumette », de consommation et de deals divers …)

Nota : à cette utilisation publique de la friche DEREUX, se superposent les intérêts du propriétaire des parcelles AI-491-551et 559 (Mr Philippe LEMAIRE) dont la propriété est enclavée et qui dispose d’un droit de passage sur la friche DEREUX (parcelle AI-560).

3 – Le projet de la SA HLM du HAINAUT (Etude de Faisabilité Urbaine – Hypothèse n° 6 du 10/12/2015)

o Les éléments décrits ci-dessous résultent des premiers renseignements partiels communiqués le 29/09/2016 par Mme Véronique DUPIRE, maire de FAMARS, à André DIEUDONNE dans le cadre d’une demande d’informations sur la consistance et l’état d’un éventuel projet de la SA d’HLM du Hainaut dont l’association avait eu par ailleurs connaissance. Mme DUPIRE a insisté, compte tenu de l’état préliminaire d’avancement du projet, sur le caractère fragmentaire et non figé des informations communiquées.

  • Ce projet, conditionné à l’achat de toute la parcelle AI-560 (parties constructible et NON constructible) n’est pas figé actuellement. Il ne consiste qu’en une « Etude de faisabilité Urbaine » et n’a pas encore fait l’objet d’une demande de permis de construire.
  • Son intérêt réside dans le fait que le statut de bailleur Social de la SA HLM du Hainaut lui permet d’être exonéré du remboursement des 350 000.00 € (650 000 selon d’autres sources) liés aux travaux de fouilles archéologiques préalables et que l’investissement de la SA d’HLM est limité à l’acquisition du foncier.
  • Le propriétaire actuel ne pourrait donc plus envisager de projet immobilier viable par une société privée ; projet  qui serait grevé par le coût des fouilles au regard de la surface constructible et les coûts supplémentaires d’implantation liés à la remise en place récente des terres de remblais de ces fouilles.

o Le projet  concerne la totalité de zone constructible jouxtant la place des Déportés  et comprendrait :

  • En secteur nord, et à l’arrière du mur de clôture avec grilles, un ensemble de 20 logements collectifs (R+2) associé à 20 places de parking privatif,
  • En partie centrale, un espace paysager qui donne accès aux logements collectifs et pourrait constituer une voie de communication entre l’accès actuel du n°150 de la rue Salengro et l’éventuel futur parc urbain envisagé sur la partie non constructible de la parcelle AI-560,
  • En secteur sud, et à l’arrière du mur de clôture aveugle, un ensemble de 9 logements collectifs (R+2) associé à 9 places de parking privatif.

o Dans un second temps, la SA d’HLM du Hainaut, non intéressée par la partie arrière non constructible de la parcelle AI-560, rétrocéderait cette partie non constructible à la commune de FAMARS qui en ferait l’acquisition, à une valeur adaptée

4 – Pistes d’aménagement d’un parc urbain évoquées par Mme Véronique DUPIRE

o  Comme pour les informations précédentes relatives au projet immobilier de la Sa d’HLM du Hainaut, Mme DUPIRE a insisté, compte tenu de l’état préliminaire d’avancement du projet, sur le caractère fragmentaire et non figé des pistes d’aménagement évoquées.

  • Le projet d’aménagement du parc urbain communal et plus généralement de la « Friche Giardina », est envisagé. Cette  requalification à laquelle serait associée le domaine communal de l’ancien presbytère, cadre avec les critères et objectifs du programme de rénovation des centres-bourgs ruraux initié par Valenciennes Métropole:
    • Proximité du centre ville,
    • Etat d’abandon du site,
    • Superficie suffisante pour développer un projet répondant aux besoins locaux avec construction de logements neufs, équipements, services de proximité ou commerces
  • La définition du programme de rénovation serait élaborée courant 2017 par un cabinet d’architecte et la réalisation serait effectuée avec des cofinancements permettant de limiter la contribution financière à la fois de Valenciennes Métropole et de la commune de FAMARS.

o La volonté de la commune de FAMARS est de :

  • limiter au maximum sa contribution financière pour l’acquisition foncière et les travaux d’aménagement du projet,
  • et surtout de disposer d’un ensemble urbain réduisant au maximum les frais d’entretien qui incomberont à vie à la commune de FAMARS.

o Pistes d’aménagement évoquées par Mme DUPIRE

  • Conception du parc (végétation et aménagements divers) pour minimiser son entretien,
  • Aménagement d’un parking pour véhicules légers (sur une structure non destructrice du patrimoine archéologique sous-jacent),
  • Aménagement de l’ouverture provisoire sur la rue de l’église pour y réaliser un accès direct au parking lors des évènements liés à l’église,
  • Aménagement d’un chemin piétonnier (sous réserve des possibilités d’acquisition du foncier approprié) permettant d’accéder à la salle des fêtes municipale depuis le parking véhicules légers précédent,
  • Le cas échéant, limitation de l’emprise (et donc de l’entretien communal futur) par cession de l’extrémité nord-ouest de la parcelle non constructible au propriétaire riverain Philippe LEMAIRE,
  • ….

5 – Craintes de l’association vis-à-vis du projet

o Le projet immobilier de 29 logements est très important au regard :

  • De la surface de la parcelle constructible de moins de 3000 m2,
  • De la densité d’habitations du centre bourg existant,
  • De l’apport estimé entre 70 et 100 habitants supplémentaires qui peut contribuer à déséquilibrer et à perturber la tranquillité du centre bourg de FAMARS,
  • Des utilisations complémentaires de places de parking public déjà très encombrées (cf § du point 2 concernant l’analyse de l’occupation actuelle des places de parking existantes de la place des Déportés) :
  • les études urbaines générales considèrent qu’une famille génère au minimum 1,2 à 1,5 voitures par logement (voire les études INSEE sur le nombre de véhicules dans les communes de France dont Famars),
  • il en résulte que, décompte fait des places de parking privatives associées à chaque logement, le projet devrait conduire à l’arrivée 10 à 15 voitures supplémentaires sur la place des Déportés, laquelle ne comporte à ce jour que 22 places matérialisées plus 1 place PMR,

o Le projet de parc urbain proposé par son choix d’accès  est très enclavé, voire « caché ». Il risque donc fortement :

  • de renforcer son attractivité actuelle pour des « activités illicites»,  favorisée par la présence de murs d’enceintes  occultant une grande partie de ce terrain et par la mise à disposition d’une aire de stationnement ainsi peu exposée à la vue :
  • commerces de drogues et lieux de « shoot » avec les risques associés,
  • dépôts sauvages divers,
  • dégradations diverses,
  • de dégrader la vie des riverains qui subiront les nuisances liés à ces activités :
  • Une entrée « aveugle » créera de facto un  nouveau pôle de dangerosité sur Famars.
  • L’idée d’accès dans ces conditions à un parc public avec notamment des enfants posera bien des questions
  • L’éloignement de l’entrée du parking et son isolement risque fort de dissuader les potentiels utilisateurs

6 – Suggestions de l’association

L’association tout en étant opposée à ce projet dans sa version actuelle estime que d’autres solutions peuvent être mises en œuvre et pose quelques propositions alternatives comme des pistes de réflexion :

  • Diminuer l’importance du projet immobilier en supprimant l’immeuble de 9 logements prévu au sud de la parcelle constructible.
  • Coordonner au mieux l’intégration architecturale des façades du projet avec les habitations essentiellement en briques de la place de Déportés sur la partie Nord derrière le mur avec les grilles forgées.
  • procéder à un agrandissement de la place des Déportés en ouvrant le mur aveugle (non classé) et en réalisant, sur la partie constructible libérée,  un parking public pour véhicules légers  venant en complément de la vingtaine de places disponibles actuellement
  • permettre une visibilité totale des lieux ; visibilité qui pourrait être renforcée par un éclairage en photovoltaïque, notamment  si fermé la nuit.
  • Donner accès depuis la place à un circuit pédestre dans la partie non constructible du parc et offrir, le cas échéant, une nouvelle voie d’accès piétonnière à la salle des fêtes.
  • Redonner du souffle et des perspectives à des commerces  en difficulté au centre du village par l’adjonction des places de parking et la création d’un centre d’intérêt pour des promeneurs.
  • Protéger et sécuriser le parc par installation d’une clôture avec porte d’accès  permettant la fermeture la nuit selon des horaires à définir comme dans les autres parcs, voire d’une  vidéo surveillance /ou  de portiques anti-caravanes

En l’absence d’ouverture de discussions sérieuses et étayées sur le projet nous envisageons d’engager dans le cadre légal toutes les actions que nous estimerions nécessaires de mettre en œuvre pour faire échec à ce projet contraire à nos objectifs associatifs.

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